Jan Dibbets
9 avril, anniversaire de Jan Dibbets artiste Néerlandais. Jan Dibbets n’est pas connu du grand public, et pourtant…Il commence sa carrière dans la lignée d’Arte Povera. Il tente représenter la nature avec des matériaux artificiels. Une période qui ne dure pas très longtemps. Il s’intéresse ensuite à des problèmatiques de la représentation et la perspective. Il commence une série d’expérience sur la « correction de la perspective », qui donne des résultats assez époustouflants. Surtout que ces expériences sont réalisées avec un minimum de moyens. Le problème est relativement simple : un carré on ne le perçoit jamais comme un carré, mais comme une trapèze, à moins d’être exactement en face de lui, ce qui est rarement le cas, sauf quand on le perçoit horizontalement. Dibbets joue avec ce phénomène de la perception pour en réaliser une série de photographies, car il est avant tout photographe. Ces phénomènes de la perception ont eaucoup inspiré des artistes comme Farini et Rousse. Il s’intéresse ensuite à des phénomènes naturels, l’espace temps surtout. Il réalise notamment au musée van Abbe à Eindhoven au Pays-Bas une série de photos concernant le jour le plus court de l’année. Il laisse son appareil photo immobile, et sans changer de diaphragme il prend en photo la vitrine du musée, vue de l’intérieur, avec un intervalle de 3 minutes et pendant 24 heures. Autre expérience photographique : réalisation d’un panoramique en inclinant l’appareil de 5° à chaque prise de vue, ce qui donne une déformation visuelle au résultat finale. Il complète certaines séries avec des dessins, ce qui ajoute une dualité dessin-photographie à l’ensemble. Bien qu’il utilise souvent la technique photographique et qu’il interroge les possibilités de cette technique de représentation, il réalise également une grande série de commandes publiques, qui n’intègre pas toujours la photographie. Il réalise entre autres une série de vitraux pour la cathédrale de Blois et un parcours constitué de 135 médaillons en bronze sur le tracé du méridien de Paris. On associe souvent Dibbets au Landart car ses photographies concerne des paysages, mais contrairement aux artistes du Landart, Dibbets n’intervient pas directement sur le paysage, il ne le transforme pas réellement, sauf dans l’intervention dans le Maasvlakte, près de Rotterdam dont le lien est ici :
« Comet » une œuvre de Jan Dibbets est actuellement exposé à Pompidou-Metz, dans le cadre de l’exposition « Brève histoire de lignes »
http://www.youtube.com/watch?v=cmkwei98AJ4&list=PLC7D59F48880999CC
« Correction de la perspective » 1969, « Le jour le plus court au van Abbe musée » 1970 « Panorama Dutch mountains » 1971, « Saenredam Zadkine » 2003
"À portée de regard" une belle exposition à l'église des Trinitaires de Metz.
Les Trinitaires -Metz, curatrice Viviane Zenner
Le titre de l’exposition « À portée de regard » rend compte, sur un mode subjectif, d’un certain état des pratiques de la création contemporaine. Il couvre à dessein un champ large, éclairant certaines démarches singulières qui le traversent et le fondent
Willem de Kooning
8 mai, non-anniversaire de Willem de Kooning, peintre Néerlandais dont la date d’anniversaire réelle est le 24 avril. Après ses études à l’école de beaux arts de Rotterdam, De Kooning, monte dans un cargo comme passager clandestin, pour immigrer au Etats-Unis, En 1939 il est invité pour participer à la décoration de l’exposition universelle à New York. Il est à la fois influencé par Rubens ( « Je pourrais être influencé par Rubens, mais je ne voudrais certainement pas peindre comme Rubens »), mais également par ses contemporains, qu’il rencontre à New York, comme Arshile Gorky et Davis Margolis. Comme beaucoup d’artistes américains de cette période, le travail de De Kooning hésite entre figuration et abstraction. Après une période de figuration, dont le meilleur exemple est dans doute « Standing Man » de 1942, (on peut aussi noter l’influence de Picasso concernant la période rose) son travail tend de plus en plus vers l’abstraction. On commence à percevoir la tendance « Action painting », mais pendant cette période, il reste des vestiges de figuration perceptible.
Il sera d’ailleurs le seul membre du groupe de l’école de New York qui continue par moments à peindre de manière figuratif comme dans sa célèbre série « Woman », dont il disait : ” Si l'on y pense il est vraiment absurde aujourd'hui de peindre une Image, l'image d'un personnage... Mais tout d'un coup il m'est apparu encore plus absurde de ne pas le faire. Cela m'a permis de supprimer tous les problèmes de composition, d'organisation, de relations, de lumière (tous les bavardages sur la ligne, la couleur et la forme (Néoplasticisme), et c'est précisément là où je voulais en venir. J'ai mis la femme au milieu de la toile car il n'y avait aucune raison de la décaler légèrement sur le coté. Et puis j'ai pensé que je pouvais m'en tenir au fait qu'elle avait deux yeux, un nez, une bouche, un cou!.”. Les peintures de de Kooning possèdent un vitalité une force intérieur, comparable aux peintres COBRA ou Francis Bacon.
Une autre citation qui explique bien sa manière de travailler, dont on dit qu’elle est « sans idée préconçue’, et qui lui procure la spontanéité propre à son travail : “ Je crois que j'ai commencé ici (coin gauche en haut).
Je me suis dit : ” Bon je vais essayer de faire quelque chose ici. ” Je ne pensais pas en termes de méthode ou de manière réaliste. Alors on en fait un petit peu et on l'aime bien. Ensuite on se dit: Je vais l'ouvrir ici et le fermer là, et de cette façon on tourne, on tourne, un petit peu à chaque fois. Et ça vient toujours bien parce que on peut continuer à avancer avec des choses qui sont reliées. Si on garde une section, que l'on aime, on peut construire à partir de celle-ci, petit à petit. Et au cas ou ça n'avance pas trop bien, on le met de coté et on réessaie le lendemain”. A propos de « Excavation » de 1950 dans « Ecrits et propos ». Après la période de « Woman » il se tourne définitivement vers l’abstraction, mais les titres revoient toujours vers la figuration. C’est un des peintres qui me procure toujours des frissons quand je vois ses œuvres dans les musées.
http://www.youtube.com/watch?v=e6kiVI_KNTY
Photo : « Standing man » 1942, « Black painting » 1948, « « Excavation » 1950, « Woman » 1952
Vanessa Beecroft
7 mai, non-anniversaire de Vanessa Beecroft, artiste-performeuse Italien dont le vrai anniversaire a eu lieu le 25 avril. Beecroft pratique des performances corporelles. Les performances sont très liées à la tendance Body art des années 60/70. La grande différence avec le body art de ces années là étant qu’il n’y a pas de souffrance corporelle. Beecroft met en scène des femme nues, inertes la plupart du temps. Elle crée une relation existentielle entre le public et les modèles, des modèles professionnels ou pas. Il y a la plupart du temps une relation entre le lieu, (politique, historique, sociale) les modèles et le public. Les performances sont aussi bien déclinées en photographies, vidéo ou en performances « live ». Les performances sont souvent décriées, car le public ressent un gène, face aux modèles aux corps parfaits, (quand il s’agit des modèles professionnels) froid, impersonnel, car nous somme proche d’un certain voyeurisme. Le fait que le spectateur est mis dans cette situation de voyeur crée cette malaise et c’est cette situation qui se trouve à l’origine des protestions qui dénoncent la provocation, le sexisme. Pourtant le spectateur se trouve face à des modèles qu’il peut voir tous les jours dans des magazines, à la télé ou sur des sites internet. Il y a donc dans ces performances une problématique liée à l’opposition entre virtualité et réalité. Pourtant les performances de Beecroft changent progressivement de concept Les performances deviennent plus politiques et sont plus engagées. Avec ses performances elle essaye de dénoncer les sexismes, la guerre, et la torture des animaux par exemple. Pourtant ses performances suscitent souvent des protestations de la part des féministes, surtout américaines. À la 52ème biennale de Venise VB61, Still Death! Darfur Still Deaf? (2007) elle avait installé 30 femmes du Soudan avec face sur terre sur une toile blanche, les une sur les autres représentant le génocide du Darfour au Soudan. Une de ses dernières performances en 2008 à Milan montre « La Cène » constitué d’immigrés clandestins Africains habillés dans des costumes traditionnels, mangeant du poulet sans couverts. Elle a également essayé d’adopter des jumeaux Soudanais. De cette tentative d’adoption elle a réalisé une documentaire « La star et les jumeaux Soudanais ». L’art de Vanessa Beecroft ne fait pas l’unanimité, mais ce qui fait unanimité est rarement de l’art.
http://www.youtube.com/watch?v=4wnLYvMcosc
Photo : « vb45.9043.ali » 2001, performance Vienne, VB36 1998, Performance de protestation contre la fourrure, Madrid 2009, Performance Carrara, 2010
Noël Dolla
5 mai, anniversaire de Noël Dolla, artiste français. Dolla fait partie du mouvement Support/Surface. Un mouvement très contestataire des années 60/70. Il réagit contre le Pop Art et contre le « l’impérialisme culturel américain », comme le minimal art et l’art industriel. C’est aussi un mouvement qui questionne l’art ; on essaye de mettre les compteurs à zéro et d’analyser les composants d’une œuvre d’art. Il y a un certain nombre d’artistes qui questionne le support (châssis, bois, sculpture, assemblages) et un autre groupe qui questionne le surface ( la toile, peinture, colorants). Une grande partie des artistes sont au Partie Communiste Français, il y a donc un vrai engagement politique dans leur travail. Ils questionne le marché de l’art, refuse d’exposer dans des galeries et des musées, des lieux traditionnels de l’art. Ils préfèrent exposer dans les halls des usines et des lieux alternatifs. Afin que les ouvriers puissent acquérir leurs œuvres certains les vendent au prix coutant. Noël Dolla travaille en plus sur l’aspect du non-art ou anti-art. Il travaille avec des matériaux non-artistiques, c’était une manière de contester à la fois la société et le marché de l’art. Il travaille notamment avec des matériaux de ménagère : serpillères, torchons de cuisine, nappes etc. Il travaille essentiellement sur les problématiques liées aux supports. Avec le minimum de matériaux il essaye de produire un maximum de réflexion : « « Produire un minimum, qui laisse au champ coloré du support sa qualité, son efficacité de champ chromatique » (entretien avec Bernard Lamarche-Vadel ).
Un exemple du « système » de Dolla : « Il utilise comme support des torchons de son trousseau de mariage. Avec des morceaux de feutre, la plupart du temps ronds, parfois rectangulaire, retirés de place initiale, sous les pieds des chaises, il réalise des empreintes sur les torchons. Le feutre « saucé » à l’aveugle dans le couleur sert de tampon. Il permet une marque parfaitement neutre. Les « Torchons et Traces », concentrent dans leur traitement et leur composition, peintures-tampons et matériaux-rebuts, l’ensemble des recherches menés par Dolla contre une pratique artistique conventionnelle. » , « Support-Surface » Ed. George Pompidou
Après cette période très engagé dans l’anti-art, Dolla est revenu, comme la grande majorité des artistes de Support-Surface, vers un art beaucoup plus conventionnel, plus commercial. Mais il reste une grande figure de l’anti-art, et ses œuvres de cette époque ont le mérite de nous interroger sur les questions fondamentales de l’art.
http://www.youtube.com/watch?v=pOXh5Y4qBXA
« Torchon » 1971, « Grand étendoir aux serpillères » 1967-1999, « Croix » 1972, « Entre romantisme et désespoir (le Naufrage) 2008
Keith Haring
4 mai, anniversaire de Keith Haring, peintre américain. Ça tombe bien ; il y a actuellement une grande rétrospective de Haring au musée de l’art moderne de la ville de Paris. On peut lire partout que Keith Haring est un artiste du Pop Art. Je ne pense pas que ça soit le cas. Le Pop Art est né en Angleterre en 1957 et correspond à l’euphorie des « trente glorieuses ». Une réaction contre les années d’abstraction. C’est un art industriel qui mets en valeurs les objets quotidiens et qui de ce fait deviennent des œuvres d’art. C’est un art qui ne contient pas de notion de contestation de la société de l’époque. Dans le Pop Art tout va bien dans le meilleur des mondes. Le Pop Art donne une impression d’abondance. Cette tendance du Pop Art prend fin avec le début de guerre au Viet Nam. C’est une époque où les États Unis commence à douter, ce qui est le cas pour la guerre au Viet Nam, mais aussi pour les manifestations des noirs pour l’égalité des droits. On entre dans une période d’instabilité, et de doute. On peut voir un reflet de cette tendance dans les œuvres des artistes comme Jean Michel Basquiat , Julian Schnabel ou Keith Haring. On a appelé cette tendance « bad painting » ou » graffiti art », « street art » ou encore « urban art ». Il y a dans l’art de Keith Haring cette notion de contestation de la société de consommation qui doute. Et qui est tout à fait absent des œuvres Pop. Mais l’art de Keith Haring est extrêmement populaire et c’est dans ce sens qu’on pourrait parler d’un Pop Art (Popular art). Sa carrière commence en 1978 quand il débarque à New York. Il fréquente les squats de l’East Village et ses lieux alternatifs. Il commence à travailler dans des lieux désertiques, les couloirs de métro et des panneaux publicitaires. En fait il peint sur tout et n’importe quoi, n’importe quel support un bon pour s’exprimer. Comme c’était le cas pour Basquiat, le milieu de l’art commence à s’intéresser à ce mec qui inonde la ville de New York avec ses graffitis et tags. Le premier galeriste à s’intéresser à Haring était Tony Shafrazi. Il fait sa première exposition personnelle en 1982. C’est le départ d’une carrière fulgurante mais trop courte, il meurt en 1990 du sida. Contrairement aux artistes Pop, Haring avait des choses à dire sur la politique, le sexe, la guerre etc. Son univers est peuplé des signes extrêmement simples qui nous incite à la réflexion. Les signes sont fait de couleurs primaires et en aplats. Avec ces dessins il s’en prend à la télévision, Reagan, l’éducation, le racisme ou encore la religion. Mais comme tous les artistes « engagés » il sera « récupéré » par le milieu des affaires et de commerce. Mais il reste l’œuvre elle-même que l’on peut aimer ou détester mais qui ne laisse à mon avis pas indifférent.
http://www.youtube.com/watch?v=rx4dvRX3zM8
Photos : « Sans Titre » 1982, « Sans Titre » 1982,« Sans Titre » 1983, « Sans titre » 1985
"Carted" à Modulab
Bonjour,
La galerie Modulab vous invite à une soirée événement cARTed
Samedi 04 mai 2013 à partir de 18h
+ concert Voodoo & Cow / Metz
cARTed édition coopérative de cartes postales d'artistes
Avec concert du collectif Voodoo & Cow / Metz
http://www.carted.eu
Avec le soutien de la Région Lorraine, DRAC Lorraine, Conseil Général de la Moselle, la ville de Metz, la plume culturelle, tout-metz.com
, l’Estrade
Au plaisir de vous y retrouver.
Sincères salutations.
Aurélie Amiot
Responsable programmation artistique
Galerie Modulab
28 rue Mazelle
57000 Metz
GSM :06-76-95-44-09
Karel Appel
3 avril, non-anniversaire de Karel Appel, peintre et sculpteur Néerlandais. Son vrai anniversaire était le 25 avril, quand j’étais à Londres. Appel est l’un de fondateurs du mouvement nordique C.O.B.R.A., un acronyme de Copenhagen, Bruxelles, Amsterdam. C’est un mouvement qui se situe à la même époque que l’action painting américain et l’art informel en France (1948-1951). Il y a beaucoup de similitudes avec ces deux mouvements. La première étant la notion de spontanéité, car c’est en générale une peinture sans idée préconçue, un automatisme hérité du surréalisme. Mais ce qui distingue C.O.B.R.A. des autres mouvement c’est la volonté de retrouver la spontanéité et l’insouciance d’une peinture enfantine. : peindre comme si on avait 4 ans. Plus de croquis, d’études, des mélanges savants, des compositions élaborées. On y va directement, un travail très proche de l’action painting, mais à la différence que C.O.B.R.A. reste toujours dans la figuration. On représente des choses, des choses parfois onirique, parfois cauchemardesque, mais toujours avec une préférence pour le primitivisme. Ce primitivisme est surtout palpable dans l’œuvre d’Appel, qui dans l’ensemble est plus « joyeux » que chez les membres Danois du groupe, où on peut déceler le « climat d’inquiétude » cher aux expressionnistes Allemands. Les tableaux et sculptures d’Appel sont toujours haut en couleurs avec des personnages et animaux primitifs mi joyeux, mi grave et sont parfois empruntés aux comptes populaires. On peut aussi trouver chez Appel des influences de Jean Dubuffet, car on y trouve le même coté « art brut de coffrage », ou encore l’influence des paysages imaginaires de Klee et de Mirò. Comme les autres membres de C.O.B.R.A., Appel est un artiste qui est politiquement engagé. Avant la création de C.O.B.R.A., beaucoup des ses protagonistes faisaient partie d’un groupe moins connu : le surréalisme révolutionnaire. Il y a malgré tout chez les C.O.B.R.A. un esprit communautaire qui se manifeste surtout avec les peintures faites à 4, 6 ou 8 mains dont Appel était un spécialiste. Un membre commençait une peinture et celle-ci était continuée par d’autres membres du groupe. C’est de cette manière que le groupe a réalisé des nombreux décors pour les écoles et des bâtiment public à l’époque. Karel Appel s’explique dans cette vidéo : http://www.ina.fr/video/I08053930
Photos : « Hip, hip, Houra ! » 1949 « Enfants interrogeants » 1949« Garçon dans le rue » 1953, « Pesonnages, oiseaux et soleil » 1954
Maurice Estève
2 mai, anniversaire de Maurice Estève, peintre français. Comme beaucoup de peintres de l’École de Paris et de l’art informel, Estève est passé un peu aux oubliettes. À tort à mon avis. Mais que voulez-vous, le grand public ne s’intéresse pas à l’art non-figuratif, c’est désolant mais c’est comme ça. Entre 1920 et 1930, date de sa première exposition, il touche un peu à tout et subit des influences aussi bien de Cézanne, Picasso ou encore du surréalisme. C’est en 1936 qu’il commence à être connu grâce à une exposition à Stockholm à coté de Matisse, Picasso, Gris et Léger. Il me semble que c’est la rencontre avec Sonia Delaunay qui est important pour la suite de sa carrière. On retrouve le goût à la fois pour la couleur et les notions de dynamisme et du mouvement dans ses toiles, notions chères au couple Delaunay. À partir de 1940 il expose régulièrement avec les grandes figures de l’école de Paris comme Bazaine (dont on peut trouver une œuvre « 1% culturelle » sur le campus de l’île du Saulcy à Metz), Le Moal et Manessier. Après la guerre commence alors la période de l’art informel. Mouvement introduit par le critique Michel Tapié, qui publie en 1952 « Un art autre » : «Ce que refuse le peintre «informel », c'est d'abord une certaine conception du tableau comme reflet, répétition d'une réalité ou d'un modèle, d'un esquisse même, préalablement donnés. L'informel récuse en principe toute forme de représentation aussi bien que d'imitation, de vraisemblance : et si une image apparaît au terme de procès pictural, cette image n'a rien d'une copie, d'un portrait. Elle joue plutôt par le redoublement du signifiant, sur l'analogie peut-être préméditée, mais qui emprunte plus aux moyens picturaux qu'au référent et de la matière, par son excès et ses accidents mêmes, convoqué dans l'esprit. » En fait dans la tendance d’art informel on trouvait tout ce que comptait la France en art non figuratif de l’époque. Estève étant classé en général dans la tendance « Abstraction lyrique ».C’était en quelque sorte le pendant européen de l’action painting américain. Estève était très en vogue pendant cette période après la guerre, tellement en vogue que Clément Greenberg, le spécialiste de l’action painting disait de lui que c’était le plus grand peintre européen de l’époque.
« Les œuvres d’Estève reposent aussi sur des expériences visuelle réelles. Le monde visible y est présent comme une réminiscence, la réalité se transforme en îles et en continents de couleur, en champs et en bandes régis par la composition. » L’art au XXème siècle Ed. Taschen. Ce qui distingue Estève des autres peintres informels, est le fait qu’il y a une absence spontanéité. Chez Estève tout est composé, organisé, prémédité : ce n’est pas une peinture sans idée préconçu comme c’était à la mode de l’époque.
http://www.youtube.com/watch?v=_wymyZwYKNQ
« Le napperon 1944, « La chute de Lucifer » 1951 ,« Terre d’Adélie » 1955, « A -1198 » 1989
Fragment au Centre Pompidou
et CENTRE POMPIDOU-METZ
présentent
LUNDI 6 MAI - 20h30
CENTRE POMPIDOU- METZ - 1, parvis des Droits-de-l’Homme - METZ
OTOMO YOSHIHIDE
réservations: 06 72 08 17 13
Les détenteurs d'un billet du festival Passages bénéficie du tarif réduit à cette soirée !
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Les Enfants au NEST avec un texte d'Edward Bond
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En mai, le NEST presente deux spectacles sur la jeunesse en revolte : LES ENFANTS, projet participatif impliquant des adolescents thionvillois et ET LA NUIT SERA CALME, d’une troupe recemment sortie de l’Ecole du Theatre National de Strasbourg. |
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LES ENFANTS
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Joe est contraint par sa mere de mettre le feu a une maison de son quartier. Par la suite, cette derniere nie avoir jamais donne un tel ordre et s’apprete a denoncer son fils a la police. Devant la menace et face a la sanction ineluctable, Joe et sa bande d’amis, solidaires, decident de fuir… Rencontre animee par Stephane Gilbart autour du theme de la jeunesse a l'issue de chaque representation. |
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ET LA NUIT SERA CALME
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Karl, accuse de crimes qu’il n’a pas commis, fuit dans la foret pour devenir presque malgre lui le chef de file d’un groupe de jeunes insurges. De nombreuses personnes vont se joindre a eux, et devenir « terroristes justiciers », insufflant l’espoir d’une liberte en adequation avec leurs ideaux… Rencontre avec l'equipe artistique samedi 18 mai a l'issue de la representation. |
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| RIVIERE SONG : c'est bientot ! Les premieres repetitions plein air debutent pour l’opera-paysage Riviere Song, mis en scene par Jean Boillot, sur une musique d'Eryck Abecassis. Repetition musicale au Conservatoire de Thionville avec les 80 musiciens accompagnes de leur chef d’orchestre le 29mai, et repetition generale sur les berges du Theatre en Bois le 5 juin avec l’ensemble des figurants… > Rendez-vous le 21 juin 2013, a 18h45 sur les berges thionvilloises de la Moselle, face à la Maison Raymond Queneau (proximité gare), partenaire du projet, pour ouvrir la Fete de la Musique ! Ci-dessous : Presentation de maquette de l'ESAL de Metz par les eleves du Master scenographie suite aux ateliers avec Jean Boillot |
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| LES CREATIONS DU NEST EN TOURNEE
THEO OU LE TEMPS NEUF
avec Philippe Lardaud > du 22 au 24 mai au Theatre de Sartrouville et des Yvelines, CDN |
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| ENLIVREZ-VOUS AU NEST
10 ans deja !
Le 16 mai prochain, les eleves monteront sur les planches du Theatre en Bois au NEST pour interpreter des passages des romans, en meme temps qu’aura lieu une remise de prix. |
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Marco Godinho / INVISIBLE MORE VISIBLE MORE INVISIBLE. Finissage à Faux Mouvement
L’équipe de Faux Mouvement a le plaisir de vous convier au finissage de l’exposition de
Marco Godinho / INVISIBLE MORE VISIBLE MORE INVISIBLE
2 MARS - 5 MAI 2013
FINISSAGE | 4 MAI 2013 - 17h
commissariat : Didier Damiani, Kevin Muhlen, Maryse Jeanguyot
Après l’Allemagne et le Luxembourg, l'exposition itinérante de Marco Godinho s’achève à Metz. Avant de faire disparaître les traces de son passage éphémère, Faux Mouvement vous convie à assister à une conversation entre deux des trois commissaires d’exposition et l’artiste. Marco Godinho échangera autour de son travail avec Maryse Jeanguyot, directrice du centre d’art Faux Mouvement, Kevin Muhlen, directeur artistique du Casino Luxembourg - Forum d’art contemporain.
À cette occasion, Marco Godinho présentera la troisième édition de son journal et un multiple inédit.
Cette conversation aura lieu de 17h à 18h et les échanges pourront ensuite se poursuivre autour d'un verre.
Marco Godinho / INVISIBLE MORE VISIBLE MORE INVISIBLE
2 March – 5 May 2013
FINISSAGE | 4 MAY 2013 – 5 pm
curators : Didier Damiani, Kevin Muhlen, Maryse Jeanguyot
After Germany and Luxembourg, Marco Godinho’s travelling exhibition finishes its journey in Metz. Before erasing the tracks of his ephemeral visit, Faux Mouvement invites you to a talk between two of the exhibition’s curators and the artist. Marco Godinho will exchange views about his work with Maryse Jeanguyot, director of Faux Mouvement art center, Kevin Muhlen, artistic director of the Casino Luxembourg – Forum d’art contemporain.
On this occasion Marco Godinho will present the third edition of his newspaper and a limited artist edition.
This talk will be held from 5 pm to 6 pm, followed by a drink.
Alexei von Jawlensky
Premier mai, fête du travail et non-anniversaire d’Alexei von Jawlensky, peintre russe.
Von Jawlensky était destiné à servir dans l’armée russe comme son père. Mais pendant ses études à l’école des cadets de Moscou il voit pour la première fois une exposition de peinture. Il sera nommé lieutenant et fréquente en même temps les collectionneurs et le milieu artistique de Moscou. En 1905 il découvre lors d’un voyage en France les peintures de Matisse et décide de se donner à la peinture. Cette influence de Matisse restera évidente durant toute sa vie, comme on peut le voir dans « Vase et pichet » de 1909. En 1909 il rencontre Wassili Kandinsky et sera avec Frantz Marc l’un de fondateurs de groupe « Der Blaue Reiter » (Le cavalier bleu). Mais il sera assez rapidement en désaccord avec Kandisky sans doute à cause des parties pris de celui-ci concernant l’abstraction. La grande majorité de l’œuvre de von Jawlensky est constitué des portraits de femme, et une autre (petite)partie par des paysages et natures mortes. Je pense que la raison de cette prédilection pour des portraits de femmes vient de la culture russe. L’art traditionnel russe fait une grande place à l’icône représentant la sainte vierge. Mais la comparaison s’arrête là, car les portraits de von Jawlensky sont des portraits « psychologique » qui tentent de montrer « l’intériorité » ou la « spiritualité » cher à Kandinsky. Malgré son refus de d’aller vers une abstraction totale, ses peintures deviennent de plus en plus géométrique sous l’influence sans doute du cubisme de Picasso et Braque. Après cette période proche de l’abstraction, von Jawlensky change de style en abandonnant le style géométrique et revient à la représentation des visages proche des anciennes icônes, qui donnent un aspect mystique à son œuvre.
http://www.youtube.com/watch?v=RPFHgJBuKjc
photos : « Le jardin de Carantec, allée » 1905 « Vase et pichet » 1909, « Dame au chapeau de paille » 1910, « Sinnende frau » 1913
François Morellet
30 avril, anniversaire de François Morellet, peintre et sculpteur français. Grande figure de l’abstraction géométrique et membre fondateur du groupe recherche d’art visuel : GRAV. Il a pratiqué la peinture sur châssis jusqu’aux installations in situe complexes. Il est très influencé par Mondrian et les constructivistes russes, comme Naum Gabo. Suite à un voyage aux Etats Unis il découvre Elsworth Kelly et Max Bill grandes figures de l’abstraction géométrique américaine. En 1962 il publie le manifeste du GRAV et expose ses premiers œuvres de néon, avant Dan Flavin, qui est en général considéré d’avoir travaillé avec ce médium « moderniste » en premier. Avec l’utilisation des néon on entre dans la période « Lumino-Cinétiste ». En 1968 il réalise pour la première fois se « adhésifs éphémères ». Ce sont des bandes adhésives noires qui sont installé sur différents lieux et supports notamment sur des sculptures dans les musées, comme dans le musée des beaux arts de Nantes en 1968. À propos des « adhésifs éphémères » : « J’ai réalisé qu’une des raisons d’être de mes systèmes, et non la moindre, était de simuler, de parodier de vrais mouvements artistiques, illustrés par de vrais chefs-d’œuvre, réalisés par de vrais artistes à la suite d’innombrables décisions subjectives et géniales… »Sa consécration internationale vient avec la représentation pour la France à la Biennale de Venise en 1970. À partir de 1971 il commence à installer ses « désintégrations architecturales », ce sont des grandes structures géométriques qui épousent l’architecture environnante. Quant aux « tableaux déstabilisés », dont on peut admirer actuellement un exemplaire au Centre Pompidou Metz, il s’intéresse aux rapports entre la ligne de la trame et l’architecture dans lequel le trame est installé. Il joue sur l’idée de la construction et déconstruction qui compose l’œuvre et l’architecture. Après ces périodes très géométriques, constituées des droites et angles durs, son œuvre montre son intérêt pour les courbes et une apparente « désorganisation ». On retrouve cette même tendance chez beaucoup d’artistes minimalistes comme Frank Stella. Par rapport à cette série appellé « Grotesques » il dit : « Tout y est identique [aux Relâches], sauf leurs formes, les carrés sont remplacés par des cercles, les angles droits par des demi-cercles, la grille pour installer la position des éléments – qui a été tirée au sort – étant devenue une spirale et celle-ci étant dessinée sur le tableau qui lui sert de support. »
Ma Musée est le titre de la dernière exposition en date de François Morellet au musée des Beaux-arts de Nantes. Il a agrandit dans le patio central un de ses tableaux constitué de lignes, qui deviennent ici des couloirs menant à des œuvres choisies.
http://www.youtube.com/watch?v=7Ib8qi1p4OY
Photos : « Sphère/trame » 1962, "Néons bilingues aléatoires", 1971, "Lunatique neonly", 2004, Installation musée des Beaux Arts de Nantes 2008











































































































